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28/06/2010

Les Bafokeng, une nation qui va de l’avant

100_3133.JPGCette tribu de 300 000 personnes vit littéralement sur une mine de platine. Un minerai qui a fait sa richesse. Car « la nation » Bafokeng est la seule tribu d’Afrique du Sud à ne jamais avoir perdu les titres de propriété de ses terres, que ça soit pendant la période de la colonisation ou encore l’apartheid.

Les terres des Bafokeng contiennent aujourd’hui plus de 50% des réserves mondiales de platine et de chrome.

Un peuple, un royaume, un roi

Le royaume des Bafokeng est situé dans la province North West au nord de l’Afrique du Sud. La capitale est Phokeng, l’un des 29 villages du royaume. Rustenburg est la plus grande ville avoisinant Phokeng.

Sur ce petit royaume règne un roi du nom de Kgosi Leruo Tshekedi Molotlegi. C’est le 36ème d’une lignée de rois depuis 1140.

Kgosi Leruo Tshekedi Molotlegi est architecte de profession et a été l’instigateur de la construction d’un stade aux normes internationales dans Phokeng. Car ce qui a fait la médiatisation des Bafokeng n’est pas le platine mais le football.

Le Royal Bafokeng Stadium, la fierté des Bafokeng

Les Bafokeng sont en effet la seule tribu à posséder un des stades dans lequel se jouent des matchs de la Coupe du Monde de football 2010.

Le Royal Bafokeng Stadium a été construit en 1999.Il a attiré l’attention des organisateurs de la Coupe du Monde de football en 2009 lorsque le stade a accueilli la Coupe des Confédérations.

Correspondant en grande partie aux standards de la Fifa, le stade a été retenu pour faire partie des dix qui accueilleront la Coupe du Monde 2010. Six matchs sur les 64 se dérouleront dans le Royal Bafokeng Stadium.

Les Bafokeng possèdent également un complexe d’entrainement sportif construit spécialement en vue de la Coupe du Monde et qui accueille en ce moment l’équipe d’Angleterre.

Les 65 hectares du complexe sportif sont situés à 1200 m d’altitude. Un atout qui a séduit Fabio Capello, le sélectionneur de l’équipe anglaise.

L’après platine…

Si la région de Rustenburg est l’une des plus riches d’Afrique du Sud grâce au platine, le peuple Bafokeng et son roi sont conscients de l’épuisabilité de cette ressource et préparent déjà l’après platine.

Le roi des Bafokeng a mis en place un « Master Plan » avec pour but l’accélération du développement économique de sa « nation » d’ici 2035 en mettant l’accent sur l'Education, la Santé et le Tourisme.

Et pour développer le tourisme, les Bafokeng misent beaucoup sur la Coupe du Monde.

11/06/2010

Les exclus de la Coupe du Monde

JOUR 7 ( 7 Juin)

La Coupe du Monde approche, ça se voit, ça se sent dans Johannesburg. Les rues sont propres, pas de SDF, pas de mendiants; l'Afrique du Sud veut donner une image impeccable aux visiteurs internationaux. Mais à quel prix?

Interpellés par des articles dénonçant le délogement de réfugiés, entre autres zimbabwéens, de leur habitat de fortune dans le centre de Johannesburg. Nous sommes entrés en contact avec l'ONG qui en a publié le communiqué Solidarity Peace Trust. le jour de notre appel, Reason, un des volontaire de l'ONG me dit qu'ils ont un autre problème qui vient d'éclater avec la municipalité de Johannesburg qui aurait brutalisé près de 50 aveugles mendiants d'origine zimbawéenne.

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Ces derniers disent avoir été interpellés par des personnes non identifiées,  à des intersections de rues là où ils ont l'habitude d'aller mendier. Ils auraient ensuite été emmené dans une maison au nom de Governor's House, appartenant à la municipalité et située à Constitution Hill. Dans cette maison ils auraient été brutalisés dans le but de les dissuader de continuer à mendier dans les rues de Johannesburg pendant la Coupe du Monde.

La mendicité est une activité illégale en Afrique du Sud, mais du fait de leur handicap, les aveugles zimbabwéens n'ont pas d'autres choix selon l'ONG, Solidarity Peace Trust.

S'ils cessent de mendier pendant les six semaines de la Coupe du Monde, les 250 personnes rencontrées et vivant de la mendicité vont littéralement mourir de faim.

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Contactée à ce sujet la municipalité de Johannesburg s'est défilée à la dernière minute par l'intermédiaire du porte-parole de la police municipale, Wayne Minnar, qui s'est senti mal à l'heure même où l'interview devait avoir lieu.

 

10/06/2010

Rencontre avec Peter Magubane, illustre photographe de l'apartheid

JOUR 6

Au sixième jour de mon périple avec l'équipe d'ARTE, nous avons l'honneur de rencontrer un des photographes sud africains les plus reconnus au monde, si ce n'est le plus reconnu: Dr Peter Magubane.

Peter Magubane a été un témoin des horreurs et des périodes clés qui ont mis fin à l'apartheid pour le magasine DRUM. Arrêté à plusieurs reprises par la police à l'époque et banni par le régime d'apartheid, Peter Magubane, préférait se retrouver avec un nez cassé que de donner ses photos.

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Agé de 77ans, Peter Magubane analyse l'évolution de l'Afrique du Sud avec un regard amusé. " Nous avons gagné le combat contre l'apartheid grâce à la photographie" dit-il.
Depuis 1984, Peter Magubane ne fait plus que de la photographie artistique. "Je ne fais plus de photo-journalisme car l'info ne paye pas, et internationalement, personne ne s'intéresse plus à ce qui se passe en Afrique du Sud" déclare-t-il d'un air pragmatique.
Aujourd'hui, il préfére photographier la beauté de l'Afrique du Sud, ses peuples, ses traditions notamment les cérémonies d'initiations des jeunes à la vie d'adulte. "cela montre que dans ce pays, il y a de la beauté et pas seulement de la violence.

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