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24.03.2011

Les énergies renouvelables dans les townships de Durban

IMG_1640.JPGC’est bien dans les townships de Durban que les panneaux solaires investissent les toits des maisons. Une initiative prise Eskom, le producteur sud africain d’électricité. Eskom subventionne 90% de l’opération les autres 10% viennent de sponsors et autres investisseurs. L’objectif d’Eskom est d’installer 1 million de chauffe-eau solaires dans toute l’Afrique du Sud d’ici 2015.

Durban et Port Elisabeth, villes pionnières dans la marche verte l’énergie verte

Durban est l’une des premières villes, avec Port Elisabeth, à avoir commencé les installations de panneaux solaires dans les townships.

Ce programme a commencé en Janvier 2011, 160 000 maisons devraient être équipées de chauffe-eau solaire d’ici 2015 dans les environs de Durban. En Juin 2011, 34000 maisons devraient être équipées.

Dans le township de Damat, près de Durban, 2500 chauffe-eau solaires ont été installés à la grande joie des habitants qui ont désormais l’eau chaude au robinet. C’est le cas de Zandile, cette mère de famille a découvert le plaisir de ne pas à avoir à attendre que l’eau chauffe avant de vouloir se doucher. « Avant il fallait que je chauffe l’eau dans une bouilloire avant de ma doucher et en faisant comme ça, j’utilisais de l’électricité. Maintenant j’ai de l’eau chaude au robinet et en plus c’est gratuit, je suis très contente » nous raconte Zandile.

Pallier le manque d’électricité par l’énergie solaire

En effet, l’objectif de cette opération est non seulement d’introduire une forme d’énergie renouvelable dans les townships mais surtout de réduire la consommation d’électricité dans ces quartiers.

Les besoins en électricité de l’Afrique du Sud sont considérables. Dans ce pays qui compte 49 millions habitants, des dizaines de millions de personnes n’ont toujours pas accès à l’électricité et le pays est régulièrement confronté à des pannes de courant. En effet, 85% de l’électricité de l’Afrique du Sud est produite à partir de charbon.

En installant des chauffe-eau solaires dans les townships, les autorités sud africaines veulent réduire la consommation d’électricité mais pas seulement. « Le but premier est de réduire la consommation d’électricité parce que nous avons une crise d’approvisionnement mais nous voulons aussi créer une économie dans la ville autour des énergies renouvelables. Ce programme par exemple a permis d’offrir des emplois à 40 locaux qui vivent ici » explique Derek Morgan, responsable du bureau des énergies renouvelables de la municipalité de Durban.

En se mettant au vert, l’Afrique du Sud veut montrer l’exemple aux gros émetteurs de gaz à effet de serre dans le monde. Car Durban accueillera en Décembre 2011 la conférence internationale sur les changements climatiques

29.11.2010

Homophobie en Afrique du Sud : Violer pour Corriger

photo2.jpgEn 2009, le viol et le meurtre d’Eudy Simelane, joueuse de foot de l’équipe nationale sud africaine, ont donné un visage aux victimes des viols correctifs. Ce terme décrit une pratique barbare qui consiste à violer une personne pour la "guérir" de ses orientations sexuelles. Torturées à cause de leur homosexualité, les lesbiennes sud africaines doivent faire face à cette homophobie latente dans la société. Les auteurs de ces agressions agissent pour soi-disant "corriger" la sexualité de leurs victimes.

Vivre dans la peur

Léonie et Sthembile ont toutes deux été victimes de ces crimes barbares. Elles se connaissent grâce à l’association Gay& Lesbian Network de Pietermaritzburg. Fondée en 2006 à l’aide des dons étrangers, cette association apporte information et aide psychologique aux victimes d’homophobie. L’Afrique du Sud possède un réseau important d’ONG de défense des droits des homosexuels, mais rares sont les organisations qui travaillent au quotidien sur le terrain.

A l’association Léonie et Sthembile se sentent libres, normales et en sécurité. Chez elles, elles ont peur. Peur pour leur vie, car dans les townships où elles habitent, on n’hésite pas à tuer les lesbiennes.

Sthembilé a été victime d’un viol correctif, à l’âge de 20 ans. Aujourd’hui âgée de 30 ans, elle est toujours hantée par ce qui lui est arrivé. L’auteur du crime n’était autre qu’un ami de la famille. Un « ami » qui a voulu la « guérir » de son homosexualité. “J’en souffre encore nous raconte-t-elle. Ça me fait encore mal, lorsque ça s’est passé, ça n’a même pas duré 15 minutes et aujourd’hui je souffre toujours. Je n’arrive pas à oublier, je me demande toujours pourquoi moi ? »

Sthembile habite dans un township où tout le monde est au courant de ses orientations sexuelles. Assumer son homosexualité a fait d’elle une proie dans son quartier. Sa famille a peur pour elle. Les rares fois où Sthembile sort, elle ne sort jamais sans son chien. “J’ai l’impression d’être prisonnière de ma propre maison nous dit-elle, je ne peux pas sortir librement, si je sors juste pour un petit moment, à mon retour je trouve ma mère dehors en train de me chercher et de s’inquiéter pour moi. Elle a peur qu’on me tue”.

Poussée à renier son homosexualité

Léonie, 35 ans, vit quant elle librement son homosexualité et ça n’a pas été facile. Victime d’un viol correctif il y a 16 ans, elle a eu un enfant de son violeur, et à même fini par refouler son homosexualité et se marier. « Après l’incident, se rappelle Léonie, j’ai beaucoup culpabilisé. Je me suis rendue responsable de ce qui m’était arrive et j’ai fini par me marier. Je suis restée avec mon époux pendant 14 ans et puis l’année dernière j’ai finalement eu le courage de lui dire la vérité et je suis partie ». Depuis un an, Léonie vit accepte enfin sa sexualité, elle vit avec sa partenaire et elle a confié ses deux enfants à leurs grand parents.

Des crimes sur lesquels les autorités ferment les yeux

Malgré le nombre exponentiel de "viols correctifs" et de meurtres de lesbiennes ces dernières années, les autorités sud-africaines traînent à faire de ce problème une priorité. Les propos homophobes proférés à plusieurs reprises par Jacob Zuma, ne font qu’attiser une culture latente du machisme et de l’homophobie. Il est donc difficile d’obtenir des chiffres précis sur le nombre de "viols correctifs". En effet selon les estimations seulement 1 viol sur 9 est reporté à la police. Sur 25 hommes déférés en justice pour viol, 1 seul est condamné. La police sud Africaine est aussi accusée de laxisme, et de ne pas prendre au sérieux ces viols.

Pourtant l’Afrique du sud a l’une des constitutions les plus libérales au monde et a été le premier pays africain à autoriser le mariage homosexuel en 2006, mais où, de l’autre côté, une femme est violée toutes les 26 secondes et où l’homophobie est forte, en particulier dans les townships. D’après la Commission sud-africaine des droits de l’homme, les "viols correctifs" se multiplient dans les écoles, où des garçons, de plus en plus jeunes, s’en prennent à des camarades.

25.10.2010

Le KZN uni contre les crimes dans les exploitations agricoles

Ferme de Robin Barnsley.JPGLe gouvernement sud africain veut contrer la criminalité en responsabilisant la communauté civile du pays. L’opération s’appelle Hlasela et a été lancée dans tout le pays en Juillet 2009. Dans la province du KwaZulu Natal, l’accent a été mis sur les crimes commis dans les milieux ruraux, notamment et surtout les attaques meurtrières. Ce plan de lutte contre les crimes dans les exploitations agricoles de la province fait suite à une série de meurtres qui ont eu lieu dans la région. Le mois dernier trois personnes trouvaient la mort lors d’une tentative de cambriolage d’une ferme à Mooi River. L’an dernier dans la même région, un autre fermier a été tué par balle lors d’un cambriolage.

Une criminalité subit au quotidien

L’insécurité et la criminalité, Robin Barnsley a appris à vivre avec. Lorsque 7 bœufs de son cheptel disparaissent, il parle de délit mineur et pour cause, il en connait à qui on a pris la vie. Cet ancien banquier a repris l’exploitation de son père il y a neuf ans. Aujourd’hui, éleveur de volailles et de bœufs, il emploie 47 personnes et subit au quotidien ce qu’il appelle des délits mineurs. « L’an dernier, nous avons perdu environ 100 000 à 150 000 Rands (soit environ 10 400 à 15 600 Euros) à cause de vols de certains de nos bœufs. Nous souffrons également de vols perpétrés la nuit, des gens entrent illégalement dans la propriété et vols des œufs et des poulets. Ajouté à cela, il faut être très vigilent le jour car certains employés n’hésitent pas à se servir, c’est pour ça que nous avons mis en place tout un système de surveillance et de sécurité autour de la propriété» nous raconte-t-il.

Un système de sécurité qui consiste en la mise en place de clôtures électrifiées, de cameras de surveillance et de patrouilles de police privée, des mesures qui ne choquent guère les employés. Themba est ouvrier agricole chez Robin Barnsney, il raconte qu’il y voit des comportements pas très moraux. « Le problème, nous dit-il, c’est qu’il y a des gens très différents ici, il y en a qui volent des œufs ou n’importe quoi. C’est pour ça que mon patron a décidé de mettre des clôtures électrifiées : pour protéger sa propriété ».

Des statistiques inquiétantes

Parfois les vols finissent en meurtres. C’est ce qui s’est passé ici, il y a moins d’un mois dans, lorsqu’ une femme et ses deux employés ont été tués lors d’un cambriolage. Selon les statistiques des syndicats agricoles sud africains, sur la période 1994- 2008, il y aurait eu 1541 meurtres d’agriculteurs et 10 151 attaques de fermes, soit environ un meurtre d’agriculteur tous les 3 jours (0,3 meurtre/jour). Les services de Police Sud Africains ont quant à eux arrêté de publier des statistiques sur la criminalité dans les exploitations agricoles en 2007.

La sécurité alimentaire du pays menacée

Si la criminalité réduit la qualité de vie des exploitants agricoles, elle menace de plus en plus la sécurité alimentaire du pays. «  Ces crimes affectent le sentiment des agriculteurs qui sont avant tout des entrepreneurs. Si la criminalité devient un facteur de risque que l’on doit prendre en considération, à terme certains agriculteurs vont vendre leurs biens et investir ailleurs, ce qui naturellement aura des répercussions néfastes sur la productivité et toute la chaîne de production alimentaire » explique Robin Barnsley.

Le gouvernement du KwaZulu Natal a décidé de créer des forums de discussion, regroupant les syndicats agricoles, des représentants du gouvernement et des municipalités, la police et les ONG. Ils ont pour objectif de trouver des solutions à l’isolement dans lequel se trouvent les agriculteurs. «  Nous pensons que c’est une bonne approche, déclare Kwanele Ncalane, porte-parole du gouvernement du KwaZulu Natal. Nous pensons que comme les criminels, naissent dans la communauté civile, ils y grandissent, et quand ils commettent des crimes, ils les commettent dans cette même communauté ; c’est pourquoi, nous nous sommes dit qu’il fallait demander à la communauté civile de nous assister à lutter contre la criminalité ».

Même si la solution apportée par le gouvernement provincial, ne règle pas la source du problème à savoir la pauvreté et le chômage, elle est néanmoins saluée par les agriculteurs et leurs représentants qui apprécient l’intérêt du gouvernement pour leurs difficultés.

15.09.2010

Immigration : Vers la reprise des expulsions des réfugiés zimbabwéens

100_3166.JPGLe gouvernement sud-africain a décidé de dénoncer à la fin de l'année un accord avec  le Zimbabwe. Un accord entré en vigueur en avril 2009, lorsque le Zimbabwe de Robert Mugabe, en pleine crise économique et politique, permettait aux Zimbabwéens d'entrer en Afrique du Sud sans papiers adéquats. La décision, qui a suscité un tollé, met un terme à un moratoire de 18 mois sur les expulsions d'immigrés illégaux et met en lumière le caractère tendu des relations entre le gouvernement sud-africain et le Zimbabwe.

Fin du moratoire à partir du 31 décembre

Désormais, les réfugiés doivent régulariser leur présence, sinon, ils seront renvoyés à la frontière à partir du 31 décembre 2010. Ces nouvelles mesures inquiètent les réfugiés zimbabwéens dont le nombre en Afrique du Sud est estimé à près de 2 millions selon les organisations d’aide humanitaire.

Les réfugiés qui sont déjà dans des situations très précaires craignent des expulsions de masse et la reprise des attaques xénophobes en Afrique du Sud.

L’indignation des réfugiés

Rencontre avec des zimbabwéens vivant à Durban.

Shepherd Zvavanhu vit à Durban depuis 2001. Ce zimbabwéen a quitté son pays car sa tête avait été mise à prix. Grâce a son statut de réfugié politique en Afrique du Sud, il a pu refaire sa vie en Afrique du Sud en créant un atelier de couture dans lequel il emploie des zimbabwéens comme lui.

Détenteur d’un permis de séjour permanent en Afrique du Sud, Shepherd, ne sera pas expulsé après le 31 Décembre mais en tant que représentant de la communauté zimbabwéenne dans la province zouloue, il dénonce la mesure prise en commun accord des gouvernements sud africain et zimbabwéens.

« Cette décision va affecter la vie des zimbabwéens exilés ici en Afrique du Sud et de tous les zimbabwéens. Nous ne sommes pas contents. Nous avons l’impression que le gouvernement sud africain néglige les zimbabwéens et ceci confirme ce qu’avait dit l’ancien président d’Afrique du Sud, Thabo Mbeki, lorsqu’il disait qu’il n’y avait pas de crise au Zimbabwe. A l’heure où je vous parle, la milice du parti ZANU-PF est occupé à frapper des gens, à les tuer, à les forcer à accepter ce qu’ils appellent la constitution « Kariba ». Une constitution qui permettrait au gouvernement de Mugabe et à son parti le ZANU-PF d’avoir un pouvoir de tuer encore plus important », s’indigne-t-il.

Saruna Mahwehwe a fuit le Zimbabwe, il y a deux ans lorsque la crise économique et politique a frappé son pays au plus fort. Saruna est arrivée en Afrique du Sud sans aucun document légal. Si l’accord entre les deux pays lui avait permis de vivre en Afrique du Sud grâce à un permis pour demandeur d’asile renouvelé tous les trois mois, à partir du 31 Décembre, Saruna ne sait pas ce qu’il adviendra de sa vie. Le Zimababwe, elle ne veut pas y retrouver et même si les attaques xénophobes la menacent, elle voit en l’Afrique du Sud un pays qui lui a permis de refaire sa vie en trouvant un travail dans l’atelier de Shepherd.

« Ils sont en train de mettre nos vie en danger. Où pouvons-nous aller ? Nous n’avons pas de maison, pas d’endroits où travailler. Pourquoi, ils ont pris cette décision de nous renvoyer au Zimbabwe alors qu’ils savent bien qu’il y a encore des problèmes là bas. Ils n’ont pas résolus nos problèmes et c’est pour ça que nous ne voulons pas repartir au Zimbabwe » raconte-t-elle.

Percy Nhau est étudiant et militant dans une ONG qui vise à favoriser les échanges interculturels afin de lutter contre la xénophobie en Afrique du Sud. Il a quitté le Zimbabwe en 2005 lorsque la réforme agraire qui constituait à exproprier les fermiers blancs de leur terre, a été mise en place. Depuis ce jour, il vit en Afrique du Sud en tant que réfugié. Sans passeport en cours de validité, Percy fera certainement partie des Zimbabwéens qui seront expulsés à partir du 31 Décembre.

Pour lui, le nombre de réfugiés zimbabwéens en Afrique du Sud, n’est que la conséquence de la politique de soutien du gouvernement sud africain, au gouvernement de Mugabe.

“Quand bien même je comprends qu’ils y a trop de zimbabwéens en Afrique du Sud mais ce n’est que le résultat de la politique sud africaine de soutien au gouvernement de Robert Mugabe. Si en 2000, les sud africains avaient soutenu le mouvement populaire, ils ne se seraient pas retrouvés avec un nombre aussi important de réfugiés zimbabwéens ».

Les trios réfugiés, tout comme la plupart de leurs compatriotes pensent que la situation politique et économique au Zimbabwe n’est pas encore stable. Ils craignent une reprise de la violence avant et après les prochaines élections prévues en 2011.

28.06.2010

Les Bafokeng, une nation qui va de l’avant

100_3133.JPGCette tribu de 300 000 personnes vit littéralement sur une mine de platine. Un minerai qui a fait sa richesse. Car « la nation » Bafokeng est la seule tribu d’Afrique du Sud à ne jamais avoir perdu les titres de propriété de ses terres, que ça soit pendant la période de la colonisation ou encore l’apartheid.

Les terres des Bafokeng contiennent aujourd’hui plus de 50% des réserves mondiales de platine et de chrome.

Un peuple, un royaume, un roi

Le royaume des Bafokeng est situé dans la province North West au nord de l’Afrique du Sud. La capitale est Phokeng, l’un des 29 villages du royaume. Rustenburg est la plus grande ville avoisinant Phokeng.

Sur ce petit royaume règne un roi du nom de Kgosi Leruo Tshekedi Molotlegi. C’est le 36ème d’une lignée de rois depuis 1140.

Kgosi Leruo Tshekedi Molotlegi est architecte de profession et a été l’instigateur de la construction d’un stade aux normes internationales dans Phokeng. Car ce qui a fait la médiatisation des Bafokeng n’est pas le platine mais le football.

Le Royal Bafokeng Stadium, la fierté des Bafokeng

Les Bafokeng sont en effet la seule tribu à posséder un des stades dans lequel se jouent des matchs de la Coupe du Monde de football 2010.

Le Royal Bafokeng Stadium a été construit en 1999.Il a attiré l’attention des organisateurs de la Coupe du Monde de football en 2009 lorsque le stade a accueilli la Coupe des Confédérations.

Correspondant en grande partie aux standards de la Fifa, le stade a été retenu pour faire partie des dix qui accueilleront la Coupe du Monde 2010. Six matchs sur les 64 se dérouleront dans le Royal Bafokeng Stadium.

Les Bafokeng possèdent également un complexe d’entrainement sportif construit spécialement en vue de la Coupe du Monde et qui accueille en ce moment l’équipe d’Angleterre.

Les 65 hectares du complexe sportif sont situés à 1200 m d’altitude. Un atout qui a séduit Fabio Capello, le sélectionneur de l’équipe anglaise.

L’après platine…

Si la région de Rustenburg est l’une des plus riches d’Afrique du Sud grâce au platine, le peuple Bafokeng et son roi sont conscients de l’épuisabilité de cette ressource et préparent déjà l’après platine.

Le roi des Bafokeng a mis en place un « Master Plan » avec pour but l’accélération du développement économique de sa « nation » d’ici 2035 en mettant l’accent sur l'Education, la Santé et le Tourisme.

Et pour développer le tourisme, les Bafokeng misent beaucoup sur la Coupe du Monde.

11.06.2010

Les exclus de la Coupe du Monde

JOUR 7 ( 7 Juin)

La Coupe du Monde approche, ça se voit, ça se sent dans Johannesburg. Les rues sont propres, pas de SDF, pas de mendiants; l'Afrique du Sud veut donner une image impeccable aux visiteurs internationaux. Mais à quel prix?

Interpellés par des articles dénonçant le délogement de réfugiés, entre autres zimbabwéens, de leur habitat de fortune dans le centre de Johannesburg. Nous sommes entrés en contact avec l'ONG qui en a publié le communiqué Solidarity Peace Trust. le jour de notre appel, Reason, un des volontaire de l'ONG me dit qu'ils ont un autre problème qui vient d'éclater avec la municipalité de Johannesburg qui aurait brutalisé près de 50 aveugles mendiants d'origine zimbawéenne.

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Ces derniers disent avoir été interpellés par des personnes non identifiées,  à des intersections de rues là où ils ont l'habitude d'aller mendier. Ils auraient ensuite été emmené dans une maison au nom de Governor's House, appartenant à la municipalité et située à Constitution Hill. Dans cette maison ils auraient été brutalisés dans le but de les dissuader de continuer à mendier dans les rues de Johannesburg pendant la Coupe du Monde.

La mendicité est une activité illégale en Afrique du Sud, mais du fait de leur handicap, les aveugles zimbabwéens n'ont pas d'autres choix selon l'ONG, Solidarity Peace Trust.

S'ils cessent de mendier pendant les six semaines de la Coupe du Monde, les 250 personnes rencontrées et vivant de la mendicité vont littéralement mourir de faim.

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Contactée à ce sujet la municipalité de Johannesburg s'est défilée à la dernière minute par l'intermédiaire du porte-parole de la police municipale, Wayne Minnar, qui s'est senti mal à l'heure même où l'interview devait avoir lieu.

 

10.06.2010

Rencontre avec Peter Magubane, illustre photographe de l'apartheid

JOUR 6

Au sixième jour de mon périple avec l'équipe d'ARTE, nous avons l'honneur de rencontrer un des photographes sud africains les plus reconnus au monde, si ce n'est le plus reconnu: Dr Peter Magubane.

Peter Magubane a été un témoin des horreurs et des périodes clés qui ont mis fin à l'apartheid pour le magasine DRUM. Arrêté à plusieurs reprises par la police à l'époque et banni par le régime d'apartheid, Peter Magubane, préférait se retrouver avec un nez cassé que de donner ses photos.

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Agé de 77ans, Peter Magubane analyse l'évolution de l'Afrique du Sud avec un regard amusé. " Nous avons gagné le combat contre l'apartheid grâce à la photographie" dit-il.
Depuis 1984, Peter Magubane ne fait plus que de la photographie artistique. "Je ne fais plus de photo-journalisme car l'info ne paye pas, et internationalement, personne ne s'intéresse plus à ce qui se passe en Afrique du Sud" déclare-t-il d'un air pragmatique.
Aujourd'hui, il préfére photographier la beauté de l'Afrique du Sud, ses peuples, ses traditions notamment les cérémonies d'initiations des jeunes à la vie d'adulte. "cela montre que dans ce pays, il y a de la beauté et pas seulement de la violence.

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05.06.2010

WELCOME TO SOUTH AFRICA

JOUR 1 ( 1er Juin)

Tout à commencer par un chaleureux "welcoming"... L'équipe d'Arte ayant commencé son voyage en Algérie, il y a quatre semaines de cela,  traversant ainsi les pays africains qualifiés pour la Coupe du Monde ( Algérie, Ghana, Côte d'Ivoire, Cameroun, Nigeria et Afrique du Sud).

Dans chaque pays, il a été demandé aux locaux de faire les acteurs devant la caméra pour souhaiter la bienvenue à ARTE, ma mission a été donc de trouver des gens motivés pour le faire.

Ebby , le chauffeur de l'hotel où nous logeons m'a donné un coup de main et à 14h00,  quatre des personnels de l'hotel, joyeusement parés de vuvuzela, se joint à Ebby pour crier "Welcome to South Africa" à l'équipe d'Arte et à ses téléspectateurs.

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27.01.2010

La polygamie, ce n’est pas leur tasse de thé

polygamie.gifMême si leur président est polygame, la majorité des suds africains ne sont pas en faveur de la multiplication d’épouses. Selon un sondage réalisé à la suite de l’annonce du cinquième mariage du président, Jacob Zuma, 74 % des 2000 personnes interrogées pensent que la polygamie est un problème dans le pays.

 

Au sein des différentes communautés : chez la population noire interrogée 68% sont contre la polygamie, 86% contre chez les blancs,

85 % chez les populations métis et 78 % chez les populations indiennes.

 

83% des femmes interrogées sont contre le fait qu'un homme épouse plus d’une femme en revanche seulement 64 % des hommes interrogés s'y opposent.

18 % des personnes interrogées pensent qu’avoir plus d’une femme n’est pas un problème.

 

Cependant, plus de la moitié des sondés pensent que la vie privée de leur leader politique n’a pas sa place dans la sphère publique.

 

L’étude a été réalisée à partir d’un échantillon composé de 1260 noirs, 365 blancs, 240 métis et 115 indiens/ asiatiques dans les sept principales métropoles d’Afrique du Sud, avec une marge d’erreur de mois de 2, 5 %.

 

Source: Sapa

 

 

11.01.2010

Le cinquième mariage du président Jacob Zuma a été célébré dans la discrétion

C'est un polygame sans complexe, et ça, personne ne pourra le contester. Jacob Zuma s'est marié pour la cinquième fois lundi 4 janvier, augmentant ainsi le nombre de ses épouses actuelles au nombre de trois. Tobeka Madiba, est une jeune mariée de 36 ans, elle vient rejoindre les deux autres épouses, Sizakele Khumalo, sa compagne de 50 ans et Numpomelelo Ntuli, épousée en 2008.  L'union s'est faite dans la discrétion et sans tapage médiatique. Car si ce thème faisait tant polémique avant l'élection de Jacob Zuma, aujourd'hui les opposants à la polygamie se taisent. Pourtant cette coutume zouloue soulèvent bien des questions dans ce pays où le Sida touche 1 Sud-Africain sur 10.

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