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18/08/2009

La Maison des enfants de Matatiele

100_2952 [Résolution de l'écran].JPGA Mattiele, il y a l’hôpital mais il y a aussi un orphelinat, Children’s Home. Cette petite propriété constituée de huit maisons a été créée par Liz Whittle. Une femme remarquable qui a décidé de fonder l’orphelinat après avoir adopté 13 enfants. Aujourd’hui, 64 enfants de tous âges vivent à Children’s Home. Chacune des huit maisons a une maman référente, ce qui permet aux enfants d’avoir quelques repères. Cette structure privée est une des meilleures qu’on puisse trouver en Afrique du sud. Children’s Home est plutôt reconnu à l’étranger dont elle obtient un certain nombre d’aides. D’ici l’année prochaine, le nombre d’orphelins du Sida en Afrique du sud pourrait grimper à 1, 7 millions selon l’Unicef soit plus d’un enfant sur dix.

Soigner les âmes de Matatiele

100_2923 [Résolution de l'écran].JPGMatatiele est une petite municipalité du KwaZulu Natal. A Matatiele, il y a un une mairie, des églises, un hôpital bien sûr, mais dans cette hôpital, il n’y a pas de service de psychologie ni d’ophtalmologie. C’est la raison pour laquelle, Lindsay et Sohane, des stagiaires en psychologie ainsi que Vuko et Mandy, des ophtalmologistes, prennent l’avion une fois par mois pour ausculter les patients de Matatiele.

Ce mois-ci, j’ai eu l’honneur de pouvoir les accompagner dans leur visite mensuelle à Matatiele. Réveil à 5 heures du matin, direction l’aéroport, et plus précisément la partie réservée aux avions de la Croix Rouge. Car c’est le service aérien de la Croix Rouge (le Air Mercy Service) qui permet de rapprocher les médecins de leurs patients. Le vol dure moins d’une heure jusqu’à la ville de Kokstad, puis il faut encore rouler une heure jusqu’à l’hôpital Tayler Bequest de Matatiele.

Arrivée vers les coups de 9h, les médecins sont accueillis avec le sourire, du thé et du café. Cela étant fait, les choses sérieuses peuvent commencer. Vuko et Mandy partent de leur côté, leur journée consistera à distribuer des lunettes aux patients du mois dernier et à examiner les yeux des nouveaux patients. Elles leur rapporteront des lunettes s’ils en ont besoin le mois prochain.

Lindsay, Sohane et moi, nous dirigeons vers les locaux des assistantes sociales, c’est là que Lindsay et Sohane verront leur patients, en général des jeunes enfants. Le premier patient de Lindsay est un garçon de douze ans, on l’appellera Ronald. Dans la salle, il y a Lindsay, Ronald, sa tante et un interprète. Car les patients ne parlent pas anglais mais zoulou, ce qui ne facilite pas la tâche du psychologue.

« Ronald est agité, il n’écoute pas et ne travaille pas bien à l’école » se plaint sa tante, « je crois qu’il doit avoir un retard mental ». Après consultation et examen de son QI, Lindsay découvre qu’effectivement Ronald à un quotient intellectuel qui en dessous de la moyenne mais c’est surtout la tristesse de l’enfant qui l’inquiète.

Ronald a perdu sa maman en 2006, d’un coup, elle l’a laissé. Il ne comprend pas pourquoi elle est morte, elle est partie. « Elle me faisait à manger , dit-il, on regardait la télé ensemble ». Lorsque Lindsay, lui demande s’il sait de quoi sa maman est morte, il répond qu’il l’ignore, se met à pleurer et sa tante aussi. La question retournée à la tante « de quoi est morte votre sœur ? » après un long soupire, elle répond « elle était malade… mais lui ne le savait pas, il était trop jeune ». Malade… probablement du SIDA, mais dans ces villages reculés le sujet est tabou, alors Ronald ne le saura pas, pas encore. Lui et sa tante reparte avec le précieux dossier que Lindsay leur a rempli pour être prioritaire pour l’inscription dans une école spécialisée, mais surtout pour obtenir une aide financière de l’Etat. Il devra revenir le mois prochain pour commencer une thérapie qui aura pour objectif de l’aider à faire son deuil.

Ce jour là, Lindsay et Sohane auront vu onze patients en tout dont certains comme Ronald devraient revenir le mois prochain.

12:02 Publié dans Santé | Lien permanent | Commentaires (0)

05/08/2009

Deuxième cas mortel de grippe porcine en Afrique du sud

Carte KZN.jpgLa grippe porcine a fait une deuxième victime mortelle dans la province du KwaZulu Natal, l’homme âgé de 44 ans est décédé mercredi du virus H1N1.

Il avait été hospitalisé après être revenu d’un voyage à Swaziland, pour une pneumonie suspecte et avait été traité isolément selon les porte-paroles de l’hôpital Life Mount Edgecombe. Mardi les tests sanguins du patient ont confirmé qu’il était porteur malade du virus H1N1.

Toutes les précautions sanitaires ont été prises selon les dires de l’hôpital qui a traité ce deuxième cas mortel de grippe porcine. Le personnel qui s’est occupé du patient va recevoir un traitement prophylactique afin de prévenir le développement de la maladie.

La province du KwaZulu Natal compte 29 cas confirmés de grippe porcine parmi les 700 cas que dénombre l’Afrique du Sud.

C’est le deuxième décès lié au virus H1N1 confirmé dans le pays après celui de l’étudiant de l’université de Stellenbosch, Ruan Miller, décédé mardi à l’âge de 22 ans.

Source : The Mercury

13:05 Publié dans Santé | Lien permanent | Commentaires (0)

 
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